Comment bien réussir son cadeau ?

Saviez-vous que le mot gift (« cadeau » en anglais) signifie « poison » en allemand ! Autant dire qu’entre le cadeau parfait et le cadeau empoisonné, il n’y a qu’un pas… Soyez rassurés, nous allons vous confier tous les secrets pour éviter les pièges et rendre vos cadeaux uniques.

I. Le cadeau, origine

Commençons par le commencement. De manière générale, on est en droit de se demander pourquoi faire un cadeau ? Certains diront que c’est par pur tradition, que c’est le consumérisme de notre société qui pousse tout un chacun, au moins une fois dans l’année, à se plier à cet exercice.

Or cette démarche va bien au-delà, et possède de nombreuses subtilités. Ce qui donne du sens à cette pratique, c’est bien le fait d’échanger, d’accorder une pensée, d’entretenir des liens, de témoigner son égard et sa reconnaissance à l’autre. En clair, offrir un cadeau c’est partager un moment privilégié.

Alors oui, faire un cadeau c’est bien, mais pour que le geste soit réussi et se transforme en véritable partage, offrir le bon cadeau c’est mieux. Il va sans dire qu’un cadeau impersonnel, peu (voire nullement) réfléchi trouvera auprès de son destinataire un accueil bien moins enthousiaste qu’un cadeau original et personnalisé, qui laissera une marque, un souvenir.

Peu importe le prix payé, ce qui compte c’est la démarche, l’effort de réflexion réalisé pour trouver et confectionner un cadeau original, personnalisé, qui traduit l’intérêt porté à l’autre. N’ayez donc pas peur de sortir un peu des cadeaux conventionnels, c’est ce qui en fait tout le charme.

II. Un cadeau oui, mais de qualité !

Bien que chaque cadeau soit unique, il y a cependant un thème qui nous rassemble, celui des plaisirs de la bouche. Pour 6 Français sur 10, manger est un plaisir avant d’être un besoin. Un plaisir qui se partage aussi bien à table, qu’autour d’un apéro, d’un café… C’est le moment d’échange, de transmission et de découverte qui est avant tout recherché. Exactement ce qui fait l’ADN d’un cadeau !

Alors pourquoi ne pas s’orienter vers un cadeau gourmand, avec des produits de qualités ? L’idée est tentante, mais qu’entend-on par produits de qualité ?

De manière très théorique, pour expliquer ce qu’est la qualité, on pourrait se reporter à la définition de l’AFNOR, “un produit ou service de qualité est un produit dont les caractéristiques lui permettent de satisfaire les besoins exprimés ou implicites des consommateurs”. Ce genre de réponse n’est pas suffisante pour nous aider à bien choisir un produit. Essayons alors d’expliquer cette notion de qualité à travers trois grands principes ; la qualité organoleptique, nutritionnelle, et environnementale.

II. 1. La Qualité Organoleptique

Le premier principe, et certainement le plus important, est celui que l’on nomme qualité organoleptique, ou tout simplement le goût et le plaisir procuré par la dégustation. Quoi de plus important pour un produit, que d’offrir du plaisir à la dégustation. C’est le goût qui accompagnera le moment de partage, et qui sera générateur ou non de souvenirs. Pour l’anecdote, nous sommes les rois du slow food, une étude démontre que nous passons 2h22 en moyenne autour d’un repas. Autant dire que cette moyenne chute rapidement autour de produits dont le goût est hasardeux. Il faut donc s’assurer du bon goût des produits choisis, et pour cela, la provenance, la méthode de fabrication, ou encore les labels peuvent être très utiles.

En favorisant des produits artisanaux, locaux, il est ainsi plus facile de tracer les aliments et de savoir d’où ils viennent et comment ils sont produits. Cela permet de limiter le nombre d’intermédiaires entre le producteur et son assiette. De plus, offrir un produit avec une histoire, sur sa fabrication à la main par exemple, lui confère encore plus de valeur et d’intérêt.

II. 2. La Qualité Environnementale

Le second principe s’inscrit lui dans l’environnement au sens large. Quel rôle le produit joue-t-il sur l’environnement, l’économie ? Nous l’avons expliqué en amont, la consommation de produits issus de filières locales, présente un avantage vis-à-vis du goût du produit, notamment grâce à sa méthode de production, mais pas seulement.

S’adresser à des circuits plus proches, à taille humaine, crée une relation « gagnant – gagnant ». Consommer des produits locaux, c’est d’abord soutenir l’économie locale en permettant une meilleure (et juste) rémunération des producteurs. De plus, investir de l’argent dans une entreprise locale a bien plus d’impact pour un territoire que lorsque cet argent est destiné aux entreprises dites de grande consommation. C’est également un bon moyen de préserver les savoir-faire des artisans et producteurs qui participent au rayonnement culturel du territoire.

De même, privilégier ce type de produits, influe positivement sur l’aspect écologique de notre environnement. Pour être précis, on considère comme consommation locale les produits provenant d’un rayon de 100 à 250 kilomètres maximum aux alentours. Cependant, il y a aujourd’hui plusieurs façons de consommer local. En effet, il est possible de privilégier des produits et aliments issus d’une région donnée, à échelle régionale ou de consommer des produits français, à échelle territoriale. Inutile d’aller chercher à travers l’Europe des produits disponibles juste à côté de chez nous. L’empreinte carbone s’en voit fortement réduite.

En poussant un peu plus loin la réflexion, ces produits étant moins commercialisés sur des circuits classiques, de type grande distribution, ils se retrouvent moins en concurrence et nécessitent donc moins de stratégie marketing, notamment sur le packaging. En effet pour un même produit, certains reviennent bien plus cher à cause de l’emballage, voire du suremballage, du packaging… alors que la composition est sensiblement la même voire de moindre qualité. Cette stratégie est assez courante sur les produits agroalimentaires. Plutôt que d’augmenter les prix, le format proposé est réduit. Vous vous retrouvez donc bien souvent à payer plus l’emballage que le produit en lui-même. Soyez donc toujours attentif au format choisi, surtout pour un cadeau. Il est probable que celui-ci ne soit pas dégusté seul, et un format trop réduit ne se prêtera pas à l’instant de partage tant convoité.

II. 3. La Qualité Nutritionnelle

Enfin, le principe de santé et transparence, lié à la production et l’origine des produits, complète cette définition. Il tombe sous le sens qu’un produit de qualité se doit de ne pas être dangereux pour votre santé, à travers sa composition (ou ses qualités nutritionnelles), par exemple. Il serait dommage que votre cadeau, se transforme en un cadeau empoisonné, sous l’effet d’un produit douteux. Ce point n’est pas à prendre à la légère tant les derniers scandales sanitaires nous appellent à la vigilance.

En résumé, c’est la somme de ces trois principes qui permet définir la qualité d’un produit. Vous l’aurez donc compris, un cadeau composé avec des produits qui répondent à ces critères, vous assure une réussite infaillible. Mais surtout n’oubliez pas la chose la plus importante, prenez et offrez un moment de plaisir !

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